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PARTIE I

BIENHEUREUX ABBÉ MICHEL SOPOCKO
(1888-1975)

SECONDE PARTIE


PROFESSEUR AU SÉMINAIRE DE L’ARCHEVÊCHÉ DE BIALYSTOK

En octobre commencèrent les cours au séminaire de Bialystok (Pologne). L’abbé Sopocko enseigna comme à Vilnius (Lituanie): catéchèse, pédagogie, psychologie et histoire de la philosophie. Le travail et la présence du l’abbé Sopocko au séminaire ne se limitèrent pas seulement aux cours. Il fut aussi le confesseur des séminaristes et il prêcha des retraites,
continua ses activités pastorales, socio-religieuses et pédagogiques avec un travail particulier
sur la suppression de la consommation de l’alcool.

Mais, l’œuvre la plus chère au cœur du l’abbé Sopocko fut la propagation du culte de
la Miséricorde Divine. Il lui resta fidèle jusqu’à la fin de sa vie. Il ne se décourageait pas devant
les réserves et les résistances de la hiérarchie écclésiale surtout causées par les irrégularités
d’une propagation spontanée du culte et des publications qui ne présentaient pas toujours correctement la Miséricorde Divine. Sans se lasser, il corrigeait les erreurs et expliquait
les fondements théologiques du culte.
Comme à Vilnius, à Bialystok il était confesseur des sœurs de la Congrégation des missionnaires
de la Sainte Famille, rue Poleska. Dans son service spirituel aux sœurs, il s’aperçut qu’il était possible d’élargir la paroisse.

Grâce à lui,  en 1957, en la fête du Christ Roi, une chapelle fut bénie et elle reçut le nom
de la Sainte Famille. Ainsi fut créé un centre spirituel pour les habitants du quartier. L’abbé Sopocko habita la maison des soeurs jusqu’à la fin de sa vie tout en excerçant son service
pastoral (actuellement se trouve là la chambre commémorative et la maison de la congrégation
de Sœurs de Jésus Miséricordieux fondée par l’abbé Sopocko). (voir Sopocko)

A la fin des années 50, l’abbé Sopocko entreprit encore la construction d’une église à Bialystok qu’il espérait pouvoir consacrer à la Miséricorde Divine. Mais, de nouveau, il fut obligé de renoncer à ce projet. Un an plus tard, alors qu’il prêchait une retraite, il eut un accident facial
qui l’empêcha de parler à haute voix devant un auditoire important. De plus, un accident
de voiture à Zakopane en 1962 aggrava son état de santé, ce qui l’obligea à prendre sa retraite. 


A LA FIN DE SA VIE


A la retraite, pour la première fois de sa vie, peut-être, mise à part l’époque de sa clandestinité
à Czarny Bor, l’abbé Sopocko eut alors beaucoup de temps à sa disposition. En plus de son ministère sacerdotal rue Poleska, il termina ses travaux en cours sur la Miséricorde Divine.
Lorsque le climat autour de ce sujet commença à changer, il s’y consacra avec un zèle renouvelé. La riche personnalité du l’abbé Sopocko, son expérience spirituelle profonde et l’autorité que
lui donnait sa vie extraordinaire et sa grande modestie, attiraient beaucoup de gens.

Service sacerdotal, rue Poleska à Bialystok

Ayant maintenant davantage du temps, il le consacra à approfondir scientifiquement l’idée
de la Miséricorde Divine. Il fut en possession de nombreux documents et de beaucoup de travaux qu’il avait entamés mais aussi, de nouvelles réflexions. Il termina les quatre volumes de La Miséricorde de Dieu dans Ses œuvres (voir Extraits de l’oeuvre). Le premier fut édité à Londres
en 1959 et les trois autres à Paris dans les années 60 grâce au dévouement des chrétiens séjournant à l’étranger. L’ouvrage fut traduit également en anglais.

Le culte de la Miséricorde Divine se développait malgré tout et des théologiens commencèrent
à s’y intéresser, ce qui encourageait l’abbé Sopocko. En 1965, le cardinal Karol Wojtyla entama
le procès de béatification de sœur Faustine Kowalska dans lequel l’abbé Sopocko fut  appelé
en tant que témoin.

L’abbé Sopocko put fêter ses 60 ans de sacerdoce. Usé par l’âge, les difficultés de la vie et ses expériences intérieures douloureuses, dans une brève allocution, il remercia  Dieu pour le don
du sacerdoce. Puis, avec une grande humilité, il se reprocha de ne pas avoir été assez fidèle aux devoirs qu’il s’était fixés. Il en demanda pardon à Dieu et exorta les participants à prier pour lui.
Lors de cette célébration, beaucoup de fidèles regrettaient qu’on aît reconnu si tardivement
la vérité du témoignage de ce vénéré prêtre qui avait donné sa vie pour la Miséricorde Divine.
Ce n’est qu’en 1972, à la fin de sa vie, qu’il fut élevé au rang  de Chanoine Général du Chapitre
de la Basilique Métropolitaine, seul signe de réconnaissance de l’Eglise à l’époque. 


L’abbé Sopocko fut un homme de contemplation et d’action. Quand ses forces physiques commencèrent à faiblir,  sa vie spirituelle  devint primordiale. Les extraits de son Journal
en témoignent:

Il faut traiter la vieillesse comme une  vocation à un plus grand amour de Dieu
et du prochain. Dieu possède vis-à-vis des personnes âgées d’autres projets pour les enrichir,
en leur révélant, les yeux dans les yeux, Sa vie intérieure.
Le seul acte efficace dont nous sommes capables est la prière.
Dans cette passivité active tout se prépare, tout se décide, tout se travaille.
Le Ciel sera pour nous le « Notre Père».

Il décéda dans sa chambre le 15 février 1975 samedi soir, fête de saint Faustin,
patron de sainte Faustine Kowalska.

 L’enterrement du l’abbé Michel Sopocko au cimetière de Bialystok.

SANCTUAIRE DE LA MISÉRICORDE DIVINE. Bialystok, 1 rue Radzyminska.
Lieu où repose l’abbé Sopocko.

Dans le Petit Journal de sainte Faustine on trouve la promesse de Jésus concernant l’abbé Sopocko, son père spirituel: "Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d’âmes sauvées par cette œuvre. Je ne récompense pas le succès du travail, mais la souffrance" (PJ, 90).

 

 

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